Apprendre à être optimiste, des conseils à appliquer

L’optimisme c’est quoi ? On le présente comme un état d’esprit, une manière d’entrevoir le quotidien avec joie et confiance… À l’inverse du pessimisme, l’optimisme incite à «voir les choses du bon côté».

La littérature a longtemps participé à nous faire croire que les héros sombres et torturés étaient plus intelligents que les personnages positifs et optimistes. Ceux là en général sont davantage présentés comme des loufoques, un poil niais, manquant à la fois de neurones et de lucidité.

Prenez Candide de notre bon Voltaire par exemple, il en a bavé, on lui a tout fait ou presque. Et pourtant… ce type-là avait tout compris ! Et oui, pour être heureux, il nous faut cultiver notre jardin. Cette toute petite phrase mérite un article à elle toute seule. J’y reviendrai donc plus tard.

L’optimisme, c’est bon pour le moral  !

L’optimisme n’a rien à voir avec tous ces vieux stéréotypes. Il s’avère même excellent pour le moral, l’estime de soi, et semble mener tout droit vers le bonheur !

Évidemment, comme vous, au fil du temps et des épreuves, j’ai connu des périodes de désillusion accompagnées d’un pessimisme lattent… J’ai parfois broyé du noir, comme tout le monde. Et pourtant je me suis toujours accrochée à l’idée que demain serait un autre jour bien meilleur. Avec le temps (pour ne pas dire avec l’âge 😉), j’ai appris à écouter davantage cette petite voix qui me disait de croire en l’avenir et en moi. J’ai décidé de faire de l’optimisme une manière de vivre, au quotidien. En y travaillant un peu chaque jour, j’ai réussi ; alors pourquoi pas vous ?

Je vous partage ici 11 conseils à appliquer pour apprendre à être optimiste, et le rester !

1 – Arrêtez de vous plaindre 

Les gens heureux ne se plaignent pas, ne critiquent personne et ne disent pas de mal des autres. Or se lamenter est pourtant un sport national, surtout en France.

A tel point qu’on ne s’en rend même plus compte.

Pour être plus heureux, commencez par supprimer la plainte de votre vocabulaire. Plus évident à dire qu’à faire, il vous faudra vous défaire de votre statut de victime, celui que vous mettez en avant, dans le but d’être écouté (un processus psychologique des plus normal).

Arrêter de se plaindre ne veut pas dire arrêter d’évoquer ses problèmes avec ses proches. C’est davantage une manière de parler de ce qui pèse, différente, avec une touche d’espoir…

Quand les problèmes viennent toquer à votre porte, au lieu de crier à l’injustice et de vous laisser abattre, choisissez plutôt de les considérer comme des choses à résoudre. Remontez vos manches et mettez-vous au travail…

2 – Modifiez vos pensées et cherchez des solutions

Par exemple : vous passez votre temps à dire que vous êtes crevé ? Et bien cherchez en la raison et mettez en place des solutions : dormez plus, travaillez-moins, mangez mieux, fumez moins ou soyez fous et mettez-vous (enfin) au sport.

Vous êtes débordé ? Cherchez comment vous organiser différemment.

Autre exemple si vous êtes fauchés :  deux options,  ou bien réduire vos dépenses, ou bien trouver un moyen de gagner plus d’argent.

Alors ok, ce n’est pas si facile et cela peut prendre un peu de temps. Mais déjà décidez dès aujourd’hui d’arrêter de pleurer sur votre sort et de rabâcher continuellement la même rengaine.

Vos amis en ont ras le bol, et vous aussi j’en suis sûre.

Et vous verrez, ce simple exercice est juste magique. Pour commencer, si vous ne verbalisez pas, votre corps ne l’entendra pas et vous serez tout de suite moins fatigué. Bonus numéro 2 : vos amis auront davantage de plaisir à passer du temps avec vous et ils seront ravis de vous aider à trouver les solutions que vous recherchez pour aller … encore mieux.

3 – Ecoutez-vous parler 

Maintenant que vous avez arrêté de vous plaindre de tout et n’importe quoi, écoutez-vous parler.

Là encore, on a tendance à l’oublier, pourtant les mots ont toute une importance, et plus encore une symbolique. Parce que nous en prononçons des milliers dans une journée, nous oublions de les observer, quand ils traduisent en réalité, notre état d’esprit.

Être optimiste, c’est donc apprendre à s’exprimer différemment. C’est oublier les mots négatifs et violents (haine, détester, horreur…), pour des mots plus doux. C’est arrêter de s’alimenter d’énergies négatives pour la vitalité et le bien-être.

Loin d’être aussi simple qu’il n’y parait, il vous faudra du temps pour apprendre à vous exprimer différemment, et en ressentir les bienfaits.

Dans un premier temps, je vous conseille, de noter sur un petit cahier la liste des mots, verbes ou expressions « interdites ». A la fin de la journée, comparez vos paroles avec la petite liste. Attention, vous pourriez être surpris du nombre de fois où vous avez laissé sortir de votre bouche ces horribles « il me fait vraiment ch… » « c’est une co..asse » « j’en peux plus » «  chui au bout du rouleau » et autres doux mots comme ceux-là.

4 – Devenez un as de la reformulation positive

Chaussez vos lunettes de l’optimisme. Puis, reformulez en ayant pris soin de chercher la raison qui vous a fait utiliser de tels termes. Par exemple « ma belle mère est vraiment une morue » pourrait se transformer en « j’aimerais bien que ma belle-mère soit plus généreuse avec moi ».

Au fur et à mesure, vous serez face à votre manière de parler, vous pourrez l’analyser et la comprendre, avant de la corriger, dans chacune de vos conversations. Cela demande évidemment un temps d’adaptation, durant lequel vous comprendrez l’importance du proverbe “tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de parler“, mais cela pourrait très vite devenir une -excellente – habitude !

Maintenant que vous avez réduit les gros mots tout moches exercez-vous à la reformulation positive.

Prenons quelques exemples :

Remplacez « je ne veux plus être grosse», par «je souhaite vraiment être plus mince».

Ne dites plus, «celui-là, je ne peux plus le supporter», mais plutôt «comment pourrais-je faire pour améliorer mes relations avec cette personne ?».

Pour vous motiver, ne vous répétez plus «Je ne veux plus fumer», mais plutôt «Je voudrais me libérer de la cigarette».

De cette manière, votre cerveau ne prendra plus en compte la négation, quand votre inconscient pourra lui retenir les bons messages, évitant par là, des dégâts psychologiques plus ou moins importants et nuisibles.

Pour apprendre l’optimisme, il faudra également que vous appreniez à arrêter de juger. Là aussi, il s’agit d’un réflexe des plus normal dans notre société; pourtant il n’en reste pas moins néfaste à votre bonheur. Cessez de juger les autres, les paroles, et acceptez-les, telles qu’elles sont…

5 – Achetez moins 

Nous vivons dans une société de possession. Le shopping, les courses, les biens matériels sont aujourd’hui devenus autant de façon de trouver sa place parmi les autres, de s’affirmer, de se faire voir. Pourtant, cela continue d’être au détriment de son être intérieur, celui dont il faudrait pourtant prendre le plus soin !

L’optimisme, c’est aussi une manière d’arrêter de courir, après tout ce que l’on n’a pas, pour observer et prendre le temps d’apprécier ce que l’on a. C’est en finir avec les séances shopping à répétition du samedi, pour remplir toujours plus son dressing. C’est se détacher des ses intentions toujours plus matérialiste, comme pour montrer son pouvoir, parce que l’on détient de l’argent. C’est arrêter de se comparer socialement à ses collègues et de vouloir la plus grosse des montres à son poignet, ainsi que la plus grosse voiture garée sur le parking de votre entreprise.

6 – Regardez votre parcours de vie, différemment !

Quand la maison est calme, que les enfants dorment, on se laisse quelques fois aller à des moments de nostalgie, repensant au passé. Profitez de ces moments, pour choisir de porter un autre regard sur votre parcours. Là où avant, vous nourrissiez des regrets, choisissez plutôt de regarder le parcours que vous avez réalisé, les choses que vous avez accomplies et prenez le temps d‘être fier de vous,  parce que vous le méritez !

7 – Lâchez prise !

Savoir lâcher prise dope votre potentiel d’optimisme. Au fil de la journée, nous courons toujours plus vite, derrière le temps qui nous manque. De retour à la maison, on s’astreint aux tâches du quotidien, en espérant pouvoir prendre un peu de temps pour profiter de nos enfants, de nos conjoints. Le soir venu, il y a encore des choses à faire, un appel à passer, un bouton à recoudre, une ampoule à changer, changer l’eau des poissons rouges, ou ce dernier article que vous vouliez absolument lire. Vous vous couchez, vous vous écroulez, vous tombez comme une masse, la tête pleine de choses à faire, c’est ainsi chaque jour !

Mais quand prenez-vous le temps de ne rien faire ? De lâcher prise complètement ?

Pour apprendre à être optimiste, il faut aussi apprendre à ne rien faire. rester là quelques instants calme, une minute sans rien faire, quelques secondes, prendre conscience de l’instant, relâcher les tensions.

Regarder par la fenêtre quelques minutes, sans bouger, en vidant l’esprit des pensées perturbatrices, pour savourer l’instant. Un exercice à renouveler au quotidien, pour votre bien-être !

 

8 – Souriez !

Sourire semble devenu un geste si banal que nous avons fini par en oublier son importance. Pourtant, sourire c’est excellent pour le moral, pour le vôtre, mais celui de ceux qui vous entourent également.

Une personne souriante semble toujours légère, apaisée… optimiste.

Sourire et rire favorise la production d’endorphine, l’hormone permettant entre autres de réduire le stress et la pression artérielle. Rire permet aussi de plonger son corps dans un état de profonde relaxation, ressentie dans tous les muscles du corps (pour qui prendra le temps d’y faire attention).

Alors, pour être optimiste, souriez, riez, regardez vos comédies préférées, laissez vous aller à des notes d’humour, et apportez des sourires dans votre quotidien, et celui de votre famille, de vos amies, c’est communicatif !

Si vous ne me croyez pas, je vous invite à faire une expérience toute simple.

Sortez, allez marcher deux heures dans la rue. La première heure, efforcez vous de sourire, même pour rien. La deuxième heure, faites la tête des mauvais jours. Et observez ce qui vous arrive. Vous risquez d’être surpris du résultat, des conclusions à en tirer !

 

9 – Comprendre la réalité et s’y adapter

Les optimistes, tout comme les pessimistes doivent affronter des épreuves (difficulté financière, perte d’emploi, deuil, rupture sentimentale) plus ou moins graves, mais chacun d’entre eux gérera ces dernières de manière différente.

Je me répète souvent cette même phrase “Derrière chaque problème, il y a une solution“. Quand les choses semblent m’échapper, ce proverbe me rappelle de prendre le temps d’accepter la situation telle qu’elle est, de comprendre ce que je peux changer, et ce que je ne peux pas.

Elle m’aide à focaliser mon énergie, et mes actions, mes efforts et ma volonté sur ce qui est nécessaire, ce que je peux changer, résoudre, en me délaissant de la frustration, la colère ou toutes autres énergies négatives.

10 – Oubliez le passé

Faire table rase du passé c’est bon pour le moral. 

Au fil de notre vie, nous traînons tous des douleurs, plus ou moins profondes, venues du passé. Quand bien même, nous ne le réalisons pas toujours, elles continuent de s’exprimer dans notre présent, qu’elles viennent perturber.

C’est par exemple, le cas d’une femme trompée et bafouée, qui ne parviendra plus à faire confiance à un homme, pourtant aimant et présent. Cela touche aussi un homme après un échec professionnel. Il cesse de croire en lui, et n’ose plus penser à des perspectives d’évolution. Ça m’est arrivé aussi les paroles de ces autres et mon éducation qui m’ont fait douter, quand j’ai décidé de changer de vie…

Pour être plus heureux au quotidien, il faudra donc se défaire du passé. Pour certaines d’entre vous, cela pourrait être douloureux, ou plus long, mais toutes les épreuves peuvent être acceptées, pardonnées, comprises, pour ne plus en souffrir.

Se défaire du passé, c’est couper des liens vampirisant qui vous empêchent d’avancer. C’est aussi cesser de croire que les douleurs d’hier, seront forcément de retour demain. Une pensée qui suffit quelques fois à être heureux, à s’autoriser le bonheur !

11- Prenez soin de vous, c’est indispensable !

Enfin, je termine cet article sur l’optimisme, qui je l’espère vous apportera de l’aide au quotidien, par un dernier conseil que je ne me lasserai jamais de répéter ici : prenez soin de vous !

Dans votre quête de développement personnel, de mieux-être, vous allez apprendre à vous connaitre, mieux qu’hier et moins bien que demain.  On en apprend tous les jours sur soi-même, on ne cesse jamais de continuer de grandir en réalité. Cette connaissance, cette reconnaissance vous aideront à savoir qui vous êtes, ce qui vous fait du bien, ce qui au contraire vous dérange. Comment, pour d’une part, affirmer votre personnalité, mais également prendre soin de vous. C’est essentiel !

Avec l’éducation, la place dans le groupe d’amis, de collègue,  son rôle de femme, de mère ou de père, on est plus que tenté de s’oublier en chemin. Être optimiste, c’est donc aussi comprendre le besoin de temps, pour soi, c’est savoir être égoïste quelques fois, parce que ça aussi c’est essentiel… Vous êtes la personne la plus importante du monde, pour vous-même. Ne l’oubliez jamais. Et croyez-moi, cela ne fera pas de vous un monstre, que d’oser le penser, bien au contraire ! Mais je ne doute pas que cela fera le sujet d’un prochain article.