1, 2, 3 … test  ! Il est où le bonheur il est où ?

Le bonheur, j’ai passé beaucoup de temps à le chercher …  Il faut le reconnaître, trouver les lunettes qui permettent de bien voir ces petites choses qui nous font comprendre que le bonheur est là, à portée de mains, n’est pas ce qu’il y a de plus facile. J’ai cherché mon bonheur dans la réussite professionnelle, dans la vie familiale, dans l’amour ou l’amitié ; dans les voyages aussi : Paris, Los Angeles, Florence, Madrid … je l’ai cherché partout et si longtemps que j’ai failli renoncer. , mais je ne l’ai trouvé qu’après avoir réussi à répondre à la question qui trottait tous les jours dans ma tête : Mais qu’est-ce que le bonheur ?

 

 

 

Qu’est ce que le bonheur

 

De Aristote à Épicure, le bonheur résonne comme quelque chose d’essentiel, mais qui demande une certaine illumination pour pouvoir être atteint. Ce but ultime de la vie, au lieu de la rendre plus savoureuse, piquante et confortable à la fois semble être un défi à accomplir. Je suis comme beaucoup d’entre nous, je recherche et j’aime ce qui est simple, pratique, possible et qui s’annonce réalisable par mes propres moyens. C’est dans cet esprit léger, loin des grandes et pompeuses théories des auteurs et spécialistes que j’ai commencé à me poser des questions sur qui étais-je vraiment, qu’est-ce que j’ai, qu’est-ce que je veux faire de ma vie à cet instant, sans me morfondre sur ce que j’ai raté, sur mes regrets et sur ce que je n’ai pas, « qu’est-ce que je veux » et « qu’est-ce qui me rend heureux », c’était le plus important.

Une vie plaisante comme les hédonistes

Bon, pour avancer vers le bonheur, il fallait bien trouver le chemin. Et à moins que l’on vous donne une carte au trésor à suivre à la manière d’Indiana Jones, il faut arriver à tracer son propre chemin. J’ai donc beaucoup lu et à travers mes découvertes, j’ai trouvé que les psychologues s’accordaient finalement à dire que le fait d’être heureux reposait souvent sur l’accomplissement de 3 choses… 3 choses… c’est assez simple à priori, ça rentre donc dans ce que je recherche, la simplicité…

À bien y réfléchir, qui n’a pas encore cherché le bonheur dans le plaisir tangible de la vie ? Faire du shopping, sortir au restaurant, porter une montre de luxe, voyager ou aller dans les endroits in du moment pour se coiffer, manger et faire une selfie !!!

Ces instants de plaisir, c’est du bonheur !

Ce bonheur lié à l’instant, à la satisfaction par rapport à la vie de tous les jours, mais aussi aux émotions, renvoie aux grandes idées du concept hédonique. Les psychologues comme Diener, professeur de psychologie émérite de l’Université de l’Illinois et Kahneman, psychologue et prix Nobel d’économie en 2002,  le qualifient de bonheur subjectif.

Je me reconnais tout de suite dans ce chemin, je suis passée par là, par cette conviction que le bonheur résulte du plaisir que m’offre le présent, c’est ce qui me rend satisfaite de ma vie personnelle.

 

Les 3 composantes du bonheur

Dans cet esprit, pour être heureuse, je n’avais besoin que de 3 choses :

1     Plus d’émotions positives

2     Peu d’émotions négatives

3     L’atteinte des buts personnels, ce qui procure un sentiment d’accomplissement par rapport à la vie

Maintenant que j’ai la formule, comment l’appliquer dans ma vie quotidienne ? C’est ce qui m’intéresse dans ma quête du bonheur…

3 pensées positives qui changent tout

Je me suis donc lancée à la recherche de ce fameux « équilibre émotionnel », et je me suis dit que pour y arriver il fallait que je commence petit à petit à compenser chaque pensée négative par au moins 3 pensées positives. Un exercice difficile me direz-vous… mais oui c’est possible. Il suffit de faire en sorte que cela devienne une habitude et c’est possible.

Voilà ce que je vous conseille pour commencer, le soir avant de dormir, pensez à 3 choses positives qui se sont passées dans la journée. Ne cherchez pas loin, moi, par exemple, je suis devenue sensible aux petits bonheurs de la vie comme le beau temps, le sourire des personnes que je rencontre, et en particulier lorsqu’ils viennent de moi J, un délicieux dessert ou ce petit gâteau auquel j’ai pas résisté, un compliment inattendu, il suffit d’être attentif et d’être à l’écoute de la vie et des petits bonheurs qu’elle vous murmure.

Oui, bien sûr, la vie n’est pas un long fleuve tranquille et le bonheur n’exclut pas les émotions désagréables qui sont parfois inévitables et qui peuvent même s’avérer utiles. Le grand défi que nous avons à relever est de savoir les accepter tout en veillant à ce qu’ils ne dominent pas et viennent occuper toute la place au détriment des joies et émotions agréables. C’est la vie, la réalité est parfois douloureuse, mais il n’y a pas qu’un seul aspect de la réalité, il y a aussi des moments positifs, à vivre pleinement et à cultiver au quotidien. Lorsqu’on se sent impuissant face à une situation, il vaut mieux s’en détacher un instant et se nourrir de ce qui est positif pour avoir la force d’y revenir et se sentir plus heureux. Croyez-moi, cela vous rendra plus fort !

Une vie qui a du sens

Je sais, ces petits plaisirs de la vie sont de bons moments, mais restent souvent éphémères. Je me suis donc mise à aller plus loin, à chercher une source plus intarissable du bonheur et là… j’ai découvert un autre concept qui est celui du bonheur eudémonique. J’ai appris que la course que je mène tous les jours pour réaliser mes ambitions, pour l’avenir de mes enfants, et même tout simple pour trouver mon pain quotidien, ce sont déjà un pas dans la construction de mon bonheur.

Le vrai bonheur découle de la réalisation de soi et d’une vie significative.

Ce bonheur, appelé eudémonique, est ce que l’on ressent lorsque notre vie est en harmonie avec ce que nous voulons être. En effet,  ce sont nos aspirations qui dictent nos actions et nous permettent de réaliser des projets qui ont du sens et qui sont en accord avec ce que nous sommes réellement. Cette réalisation de soi suppose que l’on relève de nombreux défis auxquels nous devons faire face pour atteindre notre but personnel. Cette recherche du bien-être implique une croissance personnelle et un dépassement de soi.

6 secrets d’une vie heureuse

Au fur et à mesure de mes découvertes et de mes expériences, je me rends compte que le bonheur est là, je peux l’atteindre, mais il faut que j’aie la volonté d’aller le chercher. J’ai emprunté à Carol Ryff, une grande chercheuse dans le domaine de la psychologie positive, ces 6 dimensions qui résument le modèle du bien-être psychologique. Pour être heureux, nous avons besoin de :

1     avoir un contrôle du milieu ;

2     avoir des relations positives ;

3     autonomie ;

4     une croissance personnelle ;

5     nous accepter, de nous aimer ;

6     donner un sens à notre vie.

3 raccourcis vers le bonheur

Je ne sais pas si vous êtes d’accord avec ces principes, mais moi, ma première réaction était de me dire, il faut tout ça pour être heureuse ! Y a pas moins d’aller plus vite, je suis pressée de trouver mon bonheur moi ! Et pourtant quand on regarde de plus près, ces 6 composantes sont interdépendantes, mais d’autres spécialistes se proposent de les résumer en 3 points :

1     L’autonomie ;

2     La compétence ;

3     L’appartenance sociale.

Pour faire simple, nous sommes les acteurs de nos propres réussites. Agir pour soi pour atteindre ses objectifs et ne pas dépendre des autres dans ses projets de vie, c’est ce qui procure le plus de satisfaction.

Et c’est vrai que dans cette recherche d’autonomie, on a une soif naturelle d’apprendre et d’avoir des connaissances qui sont des apports essentiels pour avoir un certain contrôle de notre environnement. La connaissance nous fait sentir plus fort face aux défis de la vie. Au-delà de cette autonomie et de cette compétence, la composante affective reste bien évidemment importante puisque la relation aux autres et le sentiment d’appartenance participent à la réussite de nos œuvres personnelles. Devenir un maillon fort de la communauté nous pousse à avancer et à mieux nous épanouir.

Une vie accomplie et engagée

Si nous arrivons à ce stade, c’est que nous avons déjà fait un long chemin. On ne veut pas se contenter d’un bonheur lié au plaisir immédiat, on veut plus ! On veut donner du sens à notre vie, mais quand est-ce qu’on peut dire que la vie a du sens ?

Pour répondre à cette question, je me réfère à Martin Seligman, psychologue américain très connu dans le domaine du développement personnel. Il pense qu’en plus de toutes ces choses, il faut une vie engagée pour être heureux.

Voici peut-être la trilogie gagnante pour trouver le bonheur :

1     Une vie plaisante, selon le concept hédoniste du bonheur ;

2     Une vie significative, inspirée du bonheur eudémonique ;

3     Une vie engagée, nourrie par la passion et l’enthousiasme que l’on a pour ce que nous faisons au quotidien. Parfois, les personnes qui mènent une telle vie sont complètement immergées dans leurs activités qu’elles semblent être insensibles à ce qui les entoure.

Vivre dans le bonheur n’est donc pas si difficile que ça.

Qu’est-ce que je veux ? Qu’est-ce que j’ai ? Que dois-je apprendre ou avoir en plus ? Occupée à répondre à ces questions basiques de la vie, j’étais déjà, sans le savoir, en train de construire mon bonheur, de m’embarquer dans une vie engagée et surtout de donner du sens à ma vie…

Chacun peut ainsi avoir sa propre conception du bonheur, mais l’essentiel est de savoir où on va. J’aime bien cette citation du Philosophe Sénèque : « Il n’est pas de vent favorable pour celui qui ne sait où il va ». Il faut cependant retenir que le bonheur se construit pierre après pierre, il faut avoir la volonté d’aller le chercher pour y goûter, mais heureusement il n’est jamais trop tard pour être heureux, alors un, deux, trois…. À vous d’agir !